Le cuisiniste revendeur
C'est le modèle des enseignes de centre commercial. Le magasin conçoit votre cuisine dans un logiciel qui ne propose que les références d'un catalogue d'usine, transmet la commande, et un poseur, le plus souvent indépendant, installe ce qui arrive.
Les forces du modèle sont réelles : des prix serrés par les volumes, des délais annoncés, des showrooms bien faits. Sa limite l'est aussi : ce que le catalogue ne prévoit pas n'existe pas. Les largeurs sont des multiples fixes, les hauteurs sont standard, et un angle qui n'est pas droit se rattrape avec un habillage.
Le point à vérifier : qui pose, et qui revient si un tiroir se dérègle au bout de deux ans. Si le poseur est indépendant et qu'il a changé de secteur, le service après-vente devient compliqué.
Le menuisier
Un menuisier fabrique. C'est le métier dans sa forme la plus directe : un atelier, des machines, et des meubles faits à la demande. Pour une pièce unique, une bibliothèque, un escalier, un meuble d'exception, c'est souvent le meilleur choix possible.
La limite apparaît sur le volume et sur la coordination. Beaucoup d'ateliers de menuiserie sont de très petites structures, et un chantier de cuisine complète implique de gérer le plan de travail, l'électroménager, la plomberie, l'électricité et le calendrier des autres corps d'état. Ce n'est pas le cœur du métier.
L'agenceur
L'agenceur traite un lieu complet plutôt qu'un meuble. Il dessine, il chiffre, il fabrique ou fait fabriquer, il coordonne, il pose et il réceptionne. C'est le métier qui traite les commerces, les hôtels, les bureaux et les opérations de logements.
La question à lui poser est simple : fabriquez-vous, ou faites-vous fabriquer. Les deux réponses sont défendables, mais elles ne donnent pas le même contrôle sur les délais.
Ce que nous sommes
Nous avons commencé en 2013 comme cuisiniste, sous le nom LG Cuisines. Nous fabriquons aujourd'hui dans notre atelier normand de 4 500 m², avec trois centres d'usinage numérique 5 axes, deux scies à panneaux et deux plaqueuses de chants, et nous posons avec nos menuisiers salariés.
Concrètement, cela veut dire trois choses. Une pièce hors standard ne coûte pas plus cher à produire qu'une pièce de catalogue, parce que c'est la même machine qui l'exécute. Le délai dépend de notre atelier et pas d'un fournisseur. Et le service après-vente est assuré par ceux qui ont fabriqué le meuble.
Les cinq questions à poser, quel que soit le prestataire
Une adresse, pas une région. Demandez à visiter, la réponse est aussi instructive que la visite.
Salarié ou indépendant. Et si c'est un indépendant, qui intervient au titre de la garantie.
C'est la première ligne qui manque sur un devis trop bas.
Qui refait la pièce, dans quel délai, et à la charge de qui.
Un fabricant garde la nomenclature. Un revendeur dépend de la durée de vie du décor au catalogue.